[ Photos J.M.C / enroutepour2007.canalblog.com ]







Une quinzaine de militants du MJS (aux côté du PS) ont distribué 2007 Roses sur la place du Martroi et dans le Rue de la République pour la Journée des Femmes ( 8 Mars ). Le but était d'instaurer un débat autour des propositions de Ségolène Royal sur cette question. Durant plus de 5h le MJS est allé à la rencontre des Orléanais(e)s. Les Roses ont été offertes aux femmes bien entendu mais également aux hommes. Les propositions pour changer le quotidien des femmes ont connu un accueil très favorable.
Le ministère de l’Education nationale a annoncé le 9 janvier la suppression de plus de 5000 postes d’enseignants dans les collèges et les lycées à la rentrée de septembre prochain, conséquence directe de la loi des finances 2007 et de la mise en place du projet ministériel de carte scolaire. Ces nouvelles suppressions de postes sont inacceptables et de plus totalement injustes car certaines académies telles que Lille et Reims sont extrêmement touchées. Durant les cinq années de gouvernement de droite, 50 000 postes auront été supprimés dans l’Education nationale, dont 25 000 postes d’enseignants. M. De Robien justifie ces suppressions par l’allongement des horaires de travail de certains enseignants, par la diminution des effectifs et par le biais d’autres mesures comme le non-remplacement d’enseignants considérés en surnombre.
Non sans ironie, le ministre de l’Éducation Nationale va même jusqu’à dire que ces 5000 suppressions de postes seront sans conséquence sur l’encadrement des élèves et l’offre de formation. Sur cette lancée, sans aucune concertation et en l’absence de toute négociation, un décret modifiant le décret de 1950 a été établi. Parmi les modifications apportées au texte de 1950, le principe de bivalence est établi. Il consiste à demander à un enseignant d’enseigner deux matières différentes : celle qu’il a étudié dans l’enseignement supérieur et une autre permettant ainsi de remplacer au pied levé un enseignant absent. Ceci est un leurre uniquement destiné à faire des économies budgétaires et n’affiche aucune ambition sur l’éducation des jeunes. De plus, la qualité de l’enseignement s’en ressentira durement. Comment demander aux professeurs de prodiguer un enseignement de qualité dans une matière qu’ils ont étudié seulement au lycée ? Nous souhaitons au contraire la formation dispensée dans les écoles soit maintenue à un niveau exigeant.
Outre la bivalence, ce décret affirme qu’un professeur pourrait enseigner dans trois établissements différents avec un nombre d’heures de compensation diminué. De plus, les heures de concertation, les heures de laboratoire ainsi que les forfaits UNSS (sport scolaire) sont menacés de disparition dans certains établissements du fait de cette réforme. Ainsi, l’offre de sport scolaire sur le temps libre des élèves diminuerait de moitié. De ce fait, un jeune dont les parents n’ont pas les moyens de payer une inscription en club ne pourrait quasiment plus pratiquer de discipline sportive. Nous revoilà revenu à plus de 20 ans en arrière. En effet, le principe de bivalence avait été abandonné par René Monory en 1986, après bien des débats. L’expérience avait alors montré que les professeurs tendaient à n’enseigner que la discipline dans laquelle ils étaient les mieux formés.
A l’heure où un nombre non négligeable d’élèves entrent en sixième sans avoir acquis les bases de la lecture, de l’écriture, et du calcul, le gouvernement de droite sacrifie la qualité et l’offre de formation des jeunes au collège et au lycée, faisant de la fonction publique et de l’éducation nationale en particulier une véritable variable d’ajustement économique. Cela nous ne pouvons l’accepter. Une nouvelle fois, la Droite sacrifie notre avenir. Nous demandons le retrait du décret modifiant le décret de 1950 et la mobilisation de ressources supplémentaires indispensables si l’on veut assumer le choix de société que représente l’investissement dans l’éducation et la formation, ceci afin que l’éducation redevienne une priorité de la Nation.
La campagne présidentielle est l’occasion, en France d’un débat intense. Parler de démocratie pourrait paraître aujourd’hui bien futile, inutile tant il est admis que son triomphe est total et pourtant ! La sphère médiatique, ce quatrieme pouvoir s’érige comme le principal animateur du débat public. Soumis à des pressions, celles des pouvoirs et des forces de l’argent, l’ensemble des événements récents économiques, politiques sont présentées par les médias au travers une alternative étrange entre le bien et le mal. Dans une société de l’abondance de l’information, les industriels de la communication restent dominants. Le 5ème pouvoir, les médias alternatifs que peuvent créer les citoyens, restent marginaux et ne sont pas encore assez forts pour influencer réellement l’opinion publique.
Le traitement de la campagne présidentielle est, de ce fait, biaisé. Mais le fonctionnement démocratique est également cerné par des contraintes posées à priori, des besoins à posteriori. En effet avec l’irruption de la mondialisation, tout se passe comme si la source de changement ne se trouvait plus au cœur de la société mais en dehors. Le libéralisme tend à s’imposer comme une fatalité indépassable.
Nous refusons cette vision du monde : En politique il n’y a pas de vérité absolue, il y a toujours des choix. L’affaiblissement de l’esprit critique, la culture de l’instantanée renforcent les particularismes qu’ils soient économiques, communautaires ou religieux ôtant au citoyen son rôle politique universel. Face à une droite clientéliste qui joue sur les divisions, monte les individus les uns contre les autres, le Pacte présidentiel de Ségolène Royal s’attache à recréer un lien entre des individus désolidarisés afin de faire société autour d’une communauté de destin.
L’enjeu pour la famille socialiste est de redonner du sens à l’action politique, d’ancrer les débats non pas autour d’un calendrier médiatique imposé mais autour des questions essentielles pour l’avenir des français : l’éducation, le logement, la mise en sécurité sociale. Il s’agit d’offrir un débouché politique aux luttes sociales de ces dernières années, de répondre aux aspirations des français exprimées lors des débats participatifs .Il s’agit de passer d’un pouvoir de domination à un pouvoir de création en offrant comme perspective le progrès pour tous.
La campagne présidentielle vue à travers le prisme déformant des médias nécessite de notre part une réaction forte. Lorsque les chaînes de télévision ne relaient d’un meeting ou d’un déplacement de notre candidate qu’une petite phrase ou parlent plus de sa tenue vestimentaire que de ses idées, notre réponse doit être l’action. En multipliant les distributions de tracts, les opérations de porte-à-porte, les débats publics, en allant au contact de tous les citoyens, en nous donnant les moyens de leur montrer autre chose de la politique que des phrases tronquées, nous réussirons à convaincre.
- 20, 21 et 22 novembre : 9ème congrès du MJS à Grenoble