La cupidité. Si la crise économique, et pas seulement financière, qui nous touche aujourd’hui est si forte, c’est avant tout à cause de la cupidité des banques et des assureurs qui ont voulu se faire des profits infinis. Ils se sont servis d’actifs pourris et sans fondement pour investir. Seulement plus vous construisez quelque chose de gros, plus vos fondations doivent être solides ; là ils ont construit un monstrueux bâtiment pour monter toujours plus haut, qui reposait sur du vent !
Ces prises de risque inconsidérées à ne plus savoir où se situaient réellement les plus gros dangers, ne sont pas nouvelles. La déréglementation mondiale des années 1980 en est à l’origine. Enfin il n’est pas tout à fait exact de dire qu’ils ont créé un monde sans règles, ils ont juste établi des nouvelles règles économiques qui favorisaient les plus puissants.
Aujourd’hui ces mêmes banques et assureurs vont devoir donner des contreparties aux aides que les États leur offrent (un peu trop ?) gracieusement. Tous ces financiers devront se soumettre à des contrôles beaucoup plus strictes. Mais il ne faut pas s’arrêter au côté financier, il est grand temps que l’État intervienne aussi dans l’économie réelle en prenant des mesures contre le chômage qui ré-augmente et contre la baisse du pouvoir d’achat, tout en aidant les PME.
Se pose aussi la question d’un nouveau type de croissance, qui serait contrôlée pour ne détruire ni les vies ni la
planète, un développement durable en fait.
Article du Chiffon Rouge diffusé à partir d'aujourd'hui dans tout le Loiret et disponible ici.
- 20, 21 et 22 novembre : 9ème congrès du MJS à Grenoble